Les écoquartiers ont pris une place importante dans le projet d’agglomération voté par l’assemblée com-munautaire le 2 juillet dernier.

En voici quelques extraits : “Un écoquartier ou quartier durable est un quartier urbain qui s’inscrit dans une perspective de développement durable : il doit réduire au maximum l’impact sur l’en-vironnement, favoriser le développement économique, la qualité de vie, la mixité et l’intégration sociale. Il s’agit de concevoir et construire en pre-nant en considération un grand nombre de problématiques sociales, économiques, et environnementales dans l’urbanisme, la conception de l’architecture.” Extraits projet d’agglo juillet 2009.

“Le Pays de Montbéliard doit devenir une agglo-mération exemplaire en matière énergétique.

A ce titre, Pays de Montbéliard Agglomération s’est engagé dans une politique volontariste, avec la signature en janvier 2009 de la “convention des Maires” de Bruxelles, où elle s’engage à réduire d’ici 2020 la consommation d’énergie de 20%, à réduire de 20% l’émission de gaz à effet de serre et porter à 20% la part d’énergie renouvelable”.



Ne sera pas écoquartier qui veut : Les 6 objectifs à remplir

Un groupe de travail “écoquartiers” a rassemblé, de mai 2009 à mars 2010, des élus communau-taires et communaux qui avaient pour mission d’apporter une réponse aux 3 axes suivants :

  • Proposer à l’assemblée communautaire une défi nition locale de l’écoquartier.
  • Envisager des formes d’aide de Pays de Montbéliard Agglomération et le suivi de leur mise en oeuvre.
  • Lancer une opération expérimentale sous maîtrise d’ouvrage communau-taire dont les caractéristiques corres-pondent à la définition locale.

La définition propre au Pays de Montbé-liard retient 6 objectifs adaptés au niveau d’exigence élevé des écoquartiers. Cette définition a été approuvée par le conseil communautaire du 3 juin 2010.

1 - Projet partagé :

C’est un projet partagé par les citoyens et les habitants à différents niveaux : agglomération, commune, quartier. Les futurs utilisateurs sont sensibilisés aux économies d’énergie de leur logement et à l’évolution des modes de vie qu’induit ce quartier.

2 - Des études pour un projet durable :

C’est un quartier qui fait l’objet d’études nécessaires à l’élaboration d’un projet durable : en amont, études préalables et programmation ; et en continu, suivi et évaluation.

3 - Limitation des rejets de gaz à effet de serre :

Du point de vue des économies d’énergie et de la limitation des rejets de gaz à effet de serre, ces bâtiments bénéficieront au minimum du label BBC (bâtiment basse consommation) garant de leur efficacité énergétique. Une partie de l’énergie nécessaire au quartier dont le chauffage et l’éclairage public sera d’origine renouvelable et produite localement.

4 - Mixité urbaine, sociale et fonctionnelle :

L’écoquartier est un quartier mixte construit sous une forme architecturale variée adaptée à son environnement urbain. Il participe au projet urbain d’agglomération. S’étendant sur plus d’un hectare, il comporte un minimum de 100 logements dont une moitié de logements aidés (locatifs ou en accession).

5 - Réseaux structurants de l’agglomération :

L’écoquartier est un élément de l’éco-agglomération et participe à ce titre à la construction des réseaux structurants de l’agglomération, cheminements et accès piétonniers aux services, pistes cyclables, trame verte et bleue et à l’amélioration du fonctionnement des transports en commun de l’agglomération. Un quart de la surface totale de l’opération est réservée aux espaces piétonniers ou déplacements doux. La présence de la voiture dans l’écoquartier est limitée.

6 - Impact limité sur l’environnement et autonomie :

Tendant à l’autonomie (énergétique et environnementale), l’écoquartier a un impact limité sur l’environnement : respect du terrain naturel, pas de rejet des eaux pluviales dans le réseau, pas de perturbation de l’écoulement naturel des eaux, pas de surfaces imperméables hors bâtiments, limitation du recours à la collecte des déchets et au circuit d’eau potable hors besoins domestiques. Des essences végétales majoritairement locales permettent une bonne gestion climatique (masques contre le vent, ombre l’été).